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La vie et la mort de Raspoutine (activité en classe)


Profitant de l'arrivée du tsar à Tsarskoïe, je demandai une audience et fus reçu par lui le 8 mars. "Je dois dire à Votre Majesté que cela ne peut pas continuer plus longtemps. Personne ne vous ouvre les yeux sur le véritable rôle que cet homme (Raspoutine) joue. Sa présence à la Cour de Votre Majesté sape la confiance dans le pouvoir suprême et peut avoir un effet néfaste sur le sort de la dynastie et détourner le cœur du peuple de son Empereur". Mon rapport a fait du bien. Le 11 mars, un ordre fut émis envoyant Raspoutine à Tobolsk ; mais quelques jours plus tard, à la demande de l'Impératrice, la commande fut annulée.

Dans toute la Russie, tant au front qu'à l'intérieur, le bruit se fait de plus en plus entendre sur l'influence pernicieuse exercée par l'impératrice Alexandra Feodorovna, aux côtés de laquelle se dresse la sinistre figure de Grégoire Raspoutine. Ce charlatan et hypnotiseur s'était infiltré dans le palais du tsar et avait progressivement acquis un pouvoir illimité sur l'impératrice hystérique, et par elle sur le souverain. La proximité de Raspoutine avec la famille du tsar s'est avérée fatale à la dynastie, car aucune critique politique ne peut nuire au prestige des tsars aussi efficacement que la faiblesse personnelle, le vice ou l'avilissement des membres d'une maison royale.

Des rumeurs couraient, jusqu'à présent non réfutées, mais non plus confirmées, selon lesquelles les Allemands influençaient Alexandra Feodorovna par l'intermédiaire de Raspoutine et de Stürmer. Hautaine et inaccessible, elle manquait de popularité et était d'autant plus facilement suspecte de presque tout, même de pro-germanisme, que la foule est toujours prête à croire tout ce qui tend à augmenter ses soupçons.

La foi aveugle de la tsarine en Raspoutine l'a amenée à lui demander conseil non seulement sur des questions personnelles mais aussi sur des questions de politique de l'État. Le général Alexeïev, tenu en haute estime par Nicolas II, tenta de parler à la tsarine de Raspoutine, mais ne réussit qu'à en faire un ennemi implacable. Le général Alexseyev m'a fait part plus tard de sa profonde inquiétude en apprenant qu'une carte secrète des opérations militaires s'était retrouvée entre les mains de la tsarine. Mais comme beaucoup d'autres, il était impuissant à prendre des mesures.

Le comte Witte n'a jamais dévié de sa conviction, premièrement, que la Russie doit éviter la guerre à tout prix, et deuxièmement, qu'elle doit travailler pour l'amitié économique avec la France et l'Allemagne pour contrer la prépondérance de l'Angleterre. Nicolas le détestait, et maintenant plus que jamais ; mais le 13 mars Witte mourut subitement.

L'autre adversaire redoutable restait toujours. Raspoutine était opposé à la guerre pour des raisons aussi bonnes que celles de Witte. Il était pour la paix entre toutes les nations et entre toutes les religions. Il a prétendu avoir évité à la fois en 1909 et en 1912, et sa demande a été crue par d'autres.

Les aristocrates ne s'habituent pas à l'idée qu'un humble paysan soit le bienvenu au Palais impérial. Ils sont consumés par l'envie et la fureur. Mais je n'ai pas peur d'eux. Ils ne peuvent rien me faire. Je suis protégé contre la malchance. Il y a eu plusieurs attentats contre ma vie mais le Seigneur a toujours déjoué ces complots. Le désastre viendra à quiconque lève le doigt contre moi.

Je suis très occupé à travailler sur un plan pour éliminer Raspoutine. C'est tout simplement essentiel maintenant, car sinon tout sera fini... Vous aussi, vous devez y participer. Dmitri Pavlovich Romanov sait tout à ce sujet et aide. Cela se passera à la mi-décembre, quand Dmitri reviendra... Pas un mot à personne sur ce que j'ai écrit.

La cloche a sonné, annonçant l'arrivée de Dmitrii Pavlovich Romanov et de mes autres amis. Je les ai fait entrer dans la salle à manger et ils sont restés un petit moment, examinant en silence l'endroit où Raspoutine devait arriver à sa fin. Je pris dans le cabinet d'ébène une boîte contenant le poison et la posai sur la table. Le Dr Lazovert a mis des gants en caoutchouc et réduit en poudre le cyanure de cristaux de potassium. Puis, soulevant le dessus de chaque gâteau, il aspergeait l'intérieur d'une dose de poison, qui, selon lui, était suffisante pour tuer plusieurs hommes sur le coup. Il y eut un silence impressionnant. Nous avons tous suivi les mouvements du docteur avec émotion. Restaient les verres dans lesquels le cyanure devait être versé. Il a été décidé de le faire au dernier moment afin que le poison ne s'évapore pas et ne perde pas sa puissance. Nous devions donner l'impression de finir le souper car j'avais prévenu Raspoutine que lorsque nous avions des invités nous prenions nos repas au sous-sol et que j'y restais parfois seul pour lire ou travailler pendant que mes amis montaient fumer dans mon bureau. ...

J'ai regardé ma victime avec effroi, alors qu'il se tenait devant moi, calme et confiant. Qu'était devenue sa seconde vue ? A quoi bon son don de prédire l'avenir lui a-t-il fait ? A quoi servait sa faculté de lire les pensées des autres, s'il était aveugle au piège affreux qui lui était tendu ? Il semblait que le destin avait assombri son esprit. Mais soudain, dans un éclair de mémoire, j'ai semblé me ​​rappeler chaque étape de la vie infâme de Raspoutine. Mes scrupules de conscience ont disparu, laissant place à une ferme détermination à accomplir ma tâche.

"Grigory Yefimovich," dis-je, "tu ferais mieux de regarder le crucifix et de dire une prière." Raspoutine me jeta un regard surpris, presque effrayé. J'y lis une expression que je ne lui avais jamais connue : c'était à la fois doux et soumis. Il s'est approché de moi et m'a regardé en face.

Je compris que l'heure était venue. «O Seigneur, priai-je, donne-moi la force de l'achever.» Raspoutine se tenait devant moi immobile, la tête penchée et les yeux rivés sur le crucifix. J'ai lentement levé le crucifix. J'ai lentement levé le revolver. Où dois-je viser, au temple ou au cœur ? Un frisson m'envahit ; mon bras s'est raidi, j'ai visé son cœur et j'ai appuyé sur la détente. Raspoutine poussa un cri sauvage et s'effondra sur la peau d'ours. Pendant un instant, j'ai été consterné de découvrir à quel point il était facile de tuer un homme. Un mouvement de doigt et ce qui avait été un homme vivant et respirant à peine une seconde auparavant, gisait maintenant sur le sol comme une poupée cassée.

En entendant le coup de feu, mes amis se sont précipités. Raspoutine s'est allongé sur le dos. Ses traits se contractaient en spasmes nerveux ; ses mains étaient serrées, ses yeux fermés. Une tache de sang s'étalait sur son chemisier de soie. Quelques minutes plus tard, tout mouvement cessa. Nous nous sommes penchés sur son corps pour l'examiner. Le médecin a déclaré que la balle l'avait atteint dans la région du cœur. Il n'y avait aucun doute possible : Raspoutine était mort. Nous avons éteint la lumière et sommes montés dans ma chambre, après avoir verrouillé la porte du sous-sol.

Nos cœurs étaient pleins d'espérance, car nous étions convaincus que ce qui venait de se passer sauverait la Russie et la dynastie de la ruine et du déshonneur. Tandis que nous parlions, je fus soudain rempli d'une vague inquiétude ; une impulsion irrésistible m'obligea à descendre au sous-sol.

Raspoutine gisait exactement là où nous l'avions laissé. J'ai senti son pouls : pas un battement, il était mort. Tout d'un coup, j'ai vu l'œil gauche s'ouvrir. Quelques secondes plus tard, sa paupière droite se mit à trembler, puis s'ouvrit. J'ai alors vu les deux yeux - les yeux verts d'une vipère - me fixer avec une expression de haine diabolique. Le sang se glaça dans mes veines. Mes muscles se sont transformés en pierre.

Puis une chose terrible s'est produite: avec un effort violent soudain, Raspoutine a sauté sur ses pieds, écumant à la bouche. Un rugissement sauvage résonna dans les pièces voûtées, et ses mains battirent convulsivement l'air. Il s'est précipité sur moi, essayant d'atteindre ma gorge, et a enfoncé ses doigts dans mon épaule comme des griffes d'acier. Ses yeux sortaient de leurs orbites. Par un effort surhumain, je réussis à me libérer de son emprise.

« Vite, vite, descends ! J'ai crié : « Il est toujours en vie. Il rampait sur les mains et les genoux, saisissant et rugissant comme un animal blessé. Il fit un bond désespéré et parvint à atteindre la porte secrète qui donnait sur la cour. Sachant que la porte était verrouillée, j'attendis sur le palier au-dessus en saisissant ma massue en caoutchouc. À ma grande horreur, j'ai vu la porte s'ouvrir et Raspoutine disparaître. Pourichkevitch bondit après lui. Deux coups de feu ont résonné dans la nuit. J'ai entendu un troisième coup de feu, puis un quatrième. J'ai vu Raspoutine chanceler et tomber à côté d'un tas de neige.

Raspoutine était d'humeur gaie. Nous roulâmes rapidement jusqu'à la maison du prince et descendîmes à la bibliothèque, éclairée seulement par une bûche flamboyante dans l'immense cheminée. Une petite table était garnie de gâteaux et de vins rares - trois sortes de vins étaient empoisonnées, de même que les gâteaux.

Le moine se jeta sur une chaise, son humour s'épanouissant avec la chaleur de la pièce. Il raconta ses succès, ses complots, le succès imminent des armes allemandes et que le Kaiser serait bientôt vu à Petrograd.

Le moment venu, on lui offrit le vin et les gâteaux. Il but le vin et dévora les gâteaux. Les heures passèrent, mais il n'y avait aucun signe que le poison ait fait effet. Le moine était encore plus joyeux qu'avant.

Nous avons été pris d'une peur folle que cet homme soit inviolable, qu'il soit surhumain, qu'il ne puisse être tué. C'était une sensation effrayante. Il nous regardait avec ses yeux noirs et noirs comme s'il lisait dans nos pensées et nous duperait.

Et puis au bout d'un moment, il se leva et se dirigea vers la porte. Nous avions peur que notre travail ait été vain. Soudain, alors qu'il se tournait vers la porte, quelqu'un lui a tiré dessus rapidement.

Avec un cri effroyable, Raspoutine se retourna et tomba, face contre terre, sur le sol. Les autres bondirent vers lui et se tinrent au-dessus de son corps prostré et se tordant.

Il a été suggéré que deux autres coups de feu soient tirés pour s'assurer de sa mort, mais l'une des personnes présentes a dit: "Non, non; c'est sa dernière agonie maintenant."

Nous avons quitté la pièce pour le laisser mourir seul et pour planifier son enlèvement et son effacement.

Soudain, nous avons entendu un bruit étrange et surnaturel derrière l'immense porte qui menait à la bibliothèque. La porte s'ouvrit lentement, et il y avait Raspoutine sur ses mains et ses genoux, la mousse sanglante jaillissant de sa bouche, ses yeux terribles sortant de leurs orbites. Avec une force étonnante, il s'élança vers la porte qui menait aux jardins, l'ouvrit et s'évanouit.

Alors qu'il semblait disparaître dans l'obscurité, F. Purishkevich, qui se tenait là, tendit la main et ramassa un revolver automatique de fabrication américaine et tira rapidement deux coups sur sa silhouette en retraite. Nous l'avons entendu tomber avec un gémissement, et plus tard, lorsque nous nous sommes approchés du corps, il était très immobile et froid et - mort.

Nous l'avons emmitouflé dans un drap et transporté jusqu'au bord de la rivière. De la glace s'était formée, mais nous l'avons brisée et l'avons jeté à l'intérieur. Le lendemain, des recherches ont été faites pour trouver Raspoutine, mais aucune trace n'a été trouvée.

Poussée par la tsarine, la police a fait des efforts frénétiques, et finalement un caoutchouc a été trouvé qui a été identifié comme le sien. La rivière a été traînée et le corps récupéré.

Je me suis échappé du pays. Pourichkevitch s'est également échappé. Mais le prince Youssoupov a été arrêté et confiné aux limites de son domaine. Il a ensuite été libéré en raison de l'approbation populaire de notre acte.

La Russie avait été libérée du tyran le plus vil de son histoire ; et c'est tout.

Tels étaient mes souvenirs alors que j'étais assis à l'arrière de la voiture, avec le cadavre sans vie du « vieil homme vénérable », que nous emmenions à son lieu de repos éternel, allongé à mes pieds. J'ai regardé par la fenêtre. A en juger par les maisons alentour et les clôtures interminables, nous avions déjà quitté la ville. Il y avait très peu de lumières. La route s'est détériorée et nous avons heurté des bosses et des trous qui ont fait rebondir le corps étendu à nos pieds (malgré le soldat assis dessus). Je sentais un tremblement nerveux me parcourir à chaque bosse alors que mes genoux touchaient le cadavre repoussant et mou qui, malgré le froid, ne s'était pas encore complètement raidi. Enfin, le pont d'où nous devions jeter le corps de Raspoutine dans le trou de glace apparut au loin. Demitrii Pavlovich a ralenti, a roulé sur le côté gauche du pont et s'est arrêté près du garde-corps...

J'ouvris doucement les portières de la voiture et, aussi vite que possible, sautai hors de la voiture et me dirigeai vers la rambarde. Le soldat et le Dr Lazovert m'ont suivi, puis le lieutenant S., qui était assis à côté du grand-duc, nous a rejoints et ensemble nous avons balancé le cadavre de Raspoutine et l'avons jeté avec force dans le trou de glace juste à côté du pont. (Dmitrii Pavlovitch montait la garde devant la voiture.) Comme nous avions oublié d'attacher les poids sur le cadavre avec une chaîne, nous les lancions à la hâte, l'un après l'autre, après lui. De même, nous avons fourré les chaînes dans le manteau du mort et l'avons jeté dans le même trou. Ensuite, le Dr Lazovert a fouillé dans la voiture sombre et a trouvé l'une des bottes de Raspoutine, qu'il a également jetée du pont. Tout cela n'a pas pris plus de deux ou trois minutes. Ensuite, le Dr Lazovert, le lieutenant S. et le soldat sont montés à l'arrière de la voiture, et je suis monté à côté de Dmitrii Pavlovich. Nous avons rallumé les phares et traversé le pont.

Le corps est celui d'un homme d'une cinquantaine d'années, de taille moyenne, vêtu d'une robe d'hôpital brodée bleue, qui recouvre une chemise blanche. Ses jambes, dans de hautes bottes en peau de bête, sont attachées avec une corde, et la même corde attache ses poignets. Ses cheveux ébouriffés sont châtain clair, tout comme sa longue moustache et sa barbe, et ils sont trempés de sang. Sa bouche est entrouverte, ses dents serrées. Son visage sous son front est couvert de sang. Sa chemise est également marquée de sang. Il y a trois blessures par balle. Le premier a pénétré le côté gauche de la poitrine et a traversé l'estomac et le foie...

Examen de tête : la matière cérébrale dégage une forte odeur d'alcool. Examen de l'estomac : l'estomac contient une vingtaine de cuillères à soupe de liquide sentant l'alcool. L'examen ne révèle aucune trace de poison. Blessures : son côté gauche a une plaie pleurante, due à une sorte d'objet tranchant ou à une épée. Son œil droit est sorti de sa cavité et tombe sur son visage. Au coin de l'œil droit, la membrane est déchirée. Son oreille droite est pendante et déchirée. Son cou a une blessure causée par une sorte de lien en corde. Le visage et le corps de la victime portent des traces de coups donnés par un objet souple mais dur. Ses parties génitales ont été écrasées par l'action d'un objet similaire...

L'hémorragie causée par la blessure au foie et la blessure au rein droit doit avoir déclenché le déclin rapide de ses forces. Dans ce cas, il serait mort en dix ou vingt minutes. Au moment de la mort, le défunt était en état d'ivresse. La première balle a traversé l'estomac et le foie. Ce coup mortel avait été tiré à une distance de 20 centimètres. La blessure du côté droit, faite à peu près exactement en même temps que la première, était aussi mortelle ; il passait par le rein droit. La victime, au moment du meurtre, était debout. Lorsqu'il a reçu une balle dans le front, son corps était déjà au sol.

Dans la nuit du 16 au 17, le policier de service a entendu plusieurs coups de feu près du 94 Moika, propriété du prince Youssoupov. Peu de temps après, le policier a été invité au bureau du jeune prince Yusupov, où étaient présents le prince et un étranger qui se faisait appeler Purishkevich. Ce dernier a dit : "Je le suis, Pourichkevitch. Raspoutine a péri. Si vous aimez le tsar et la patrie, vous garderez le silence." Le policier l'a signalé à ses supérieurs. L'enquête menée ce matin a établi qu'un des invités de Yusupov avait tiré un coup de feu dans le petit jardin adjacent au n°94 vers 3 heures du matin. Le jardin a une entrée directe dans le bureau du prince. Un cri humain a été entendu, suivi d'un bruit de voiture qui s'éloignait. La personne qui avait tiré le coup portait un uniforme de campagne militaire.

Des traces de sang ont été trouvées sur la neige dans le petit jardin au cours d'un examen attentif. Interrogé par le gouverneur de la ville, le jeune prince déclara qu'il avait fait une fête cette nuit-là, mais que Raspoutine n'était pas là et que le grand-duc Dimitri Pavlovitch avait abattu un chien de garde. Le corps du chien a été retrouvé enterré dans la neige. L'enquête menée à la résidence de Raspoutine au 64, rue Gorokhovava a établi qu'à 22 heures. le 16 décembre, Raspoutine a déclaré qu'il n'allait plus sortir cette nuit-là et qu'il allait dormir. Il lâcha sa sécurité et la voiture à sa manière habituelle. Interroger les domestiques et le gardien de la cour a permis à la police d'établir qu'à 0 h 30, une grande voiture à toit ouvrant avec chauffeur et un étranger à l'intérieur est arrivée à la maison. L'étranger est entré dans l'appartement de Raspoutine par la porte de derrière. Il semblait que Raspoutine l'attendait car il le salua comme quelqu'un qu'il connaissait et sortit bientôt avec lui par la même entrée. Raspoutine est monté dans la voiture, qui a longé la rue Gorokhovava en direction de la rue Morskava. Raspoutine n'est pas rentré chez lui et n'a pas été retrouvé malgré les mesures déployées.

Pendant la marche, un infirmier vint m'informer que le général Krymov, qui marchait en tête de notre colonne, me voulait. Je le trouvai avec notre état-major, occupé à lire une lettre qui venait d'arriver. Alors que j'étais encore loin, il m'appela : « Excellente nouvelle ! Ils ont enfin tué ce scélérat de Raspoutine !

Les journaux ont annoncé les faits, des lettres de la capitale ont donné les détails. Des trois assassins, j'en connaissais deux intimement. Quelle avait été leur motivation ? Pourquoi, ayant tué un homme qu'ils considéraient comme une menace pour le pays, n'avaient-ils pas avoué leur action devant tout le monde ? Pourquoi n'avaient-ils pas avoué leur action devant tout le monde ? Pourquoi ne s'étaient-ils pas appuyés sur la justice et l'opinion publique au lieu d'essayer de cacher toute trace du meurtre en enterrant le corps sous la glace ? Nous avons réfléchi à la nouvelle avec une grande anxiété.

Le lien clé entre le bureau des services secrets britanniques à Petrograd et les Russes complotant la disparition de Raspoutine était Rayner à travers sa relation avec le prince Yusupov, le chef des comploteurs russes. Yusupov a attiré Raspoutine dans le palais de sa famille sur les rives de la Neva à Petrograd pour une "fête", avec la perspective du sexe apparemment en tête de l'ordre du jour. Yusupov a dit à son épouse, la princesse Irina, la nièce du tsar, qu'elle devait être utilisée comme "l'appât" pour inciter Raspoutine à assister à la fête, une suggestion qui semble l'avoir persuadée de prolonger des vacances en Crimée afin qu'elle ne soit pas en Petrograd à l'époque. Parmi les personnes connues pour avoir assisté à la « fête » au palais Youssoupov, en dehors de Raspoutine, on compte Youssoupov lui-même ; le grand-duc Dmitri Pavlovitch, cousin germain du tsar ; Pourichkevitch; le lieutenant Sergei Sukhotin, un ami de Yusupov ; le Dr Stanislas de Lazovert, médecin-chef de l'unité militaire de Pourichkevitch, qui a été recruté comme chauffeur ; plus Rayner.

Une fois là-bas, Raspoutine a été arrosé puis torturé afin de découvrir la vérité sur ses liens présumés avec une tentative allemande de persuader la Russie de quitter la guerre. La torture a été pratiquée avec un niveau de violence étonnant, probablement à l'aide d'une lourde ceinture en caoutchouc - le rapport d'autopsie original a révélé que ses testicules avaient été "écrasés" à plat et il y a plus qu'un soupçon que l'étendue des dommages a été alimentée par des problèmes sexuels jalousie. Yusupov, qui aurait eu une relation homosexuelle avec un autre des comploteurs, le grand-duc Dimitri, aurait également eu une relation sexuelle antérieure avec Raspoutine. Quoi que Raspoutine ait réellement dit aux conspirateurs, et on pouvait s'attendre à ce que quelqu'un dans sa situation dise quoi que ce soit qui pourrait mettre fin à l'épreuve, ils n'avaient alors d'autre choix que de l'assassiner et de se débarrasser du corps. Il a été abattu plusieurs fois, avec trois armes différentes, avec toutes les preuves suggérant que Rayner a tiré le dernier coup fatal, en utilisant son revolver Webley personnel. Le corps de Raspoutine a ensuite été jeté dans un trou de glace dans la Neva.

Le récit de Yusupov détaille non seulement son propre rôle dans le meurtre, mais aussi celui du grand-duc Dmitri, de Vladimir Purishkevich et du Dr Lazovert, ainsi que du capitaine Sergueï Soukhatine. Cependant, dans les jours qui suivirent, des rumeurs firent état d'un sixième conspirateur dans le palais. Quelqu'un d'autre aurait été présent cette nuit-là - un assassin professionnel qui travaillait dans l'ombre.

Ce que Yusupov s'efforçait de cacher, c'est qu'Oswald Rayner, un membre clé du cercle restreint du bureau russe, était également présent cette nuit-là. Son rôle critique dans le meurtre aurait pu rester un secret pour toujours sans une erreur fatale de la part des meurtriers.

L'erreur s'est produite à la suite du meurtre, lorsque les comploteurs se sont débarrassés du corps. Yusupov et ses amis avaient supposé que le cadavre s'enfoncerait sous la glace et serait rejeté dans le golfe de Finlande. Là, piégé sous la glace pour le reste de l'hiver, il serait perdu à jamais. Ce à quoi ils ne s'étaient jamais attendus, c'est que le cadavre de Raspoutine serait retrouvé et arraché des eaux glacées.

Le cadavre de Raspoutine a été repéré dans la Neva le deuxième jour complet après sa mort. Un policier de la rivière a remarqué un manteau de fourrure logé sous la glace et a ordonné de briser la croûte gelée. Le corps a été soigneusement retiré de son sépulcre glacé et emmené à la chambre mortuaire de l'hospice Chesmenskii. Ici, une autopsie a été pratiquée par le professeur Dmitrii Kosorotov.

Le professeur a noté que le cadavre était dans un terrible état de mutilation : « son côté gauche a une plaie qui pleure, due à une sorte d'objet tranchant ou d'épée. Son œil droit est sorti de sa cavité et tombe sur son visage. .. Son cou a une blessure due à une sorte de lien de corde. Le visage et le corps de la victime portent des traces de coups donnés par un objet souple mais dur : Ces blessures suggèrent que Raspoutine avait été garrotté et battu à plusieurs reprises avec un lourd cosh.

Les dommages causés à ses organes génitaux étaient encore plus horribles. À un moment donné pendant la torture brutale, ses jambes avaient été arrachées et ses testicules avaient été "écrasés par l'action d'un objet similaire". En fait, ils avaient été aplatis et complètement détruits.

D'autres détails glanés par le professeur Kosorotov suggèrent que le récit mélodramatique du meurtre de Yusupov n'était rien de plus que de la fantaisie. Pourtant, c'était de la fantaisie avec un but. Il était impératif pour Yusupov de dépeindre Raspoutine comme une figure démoniaque et surhumaine dont l'emprise malveillante sur la tsarine se révélait désastreuse pour la Russie. La seule façon d'échapper à la punition pour le meurtre était de se présenter comme le sauveur de la Russie : l'homme qui avait débarrassé le pays d'une force maléfique.

L'histoire des gâteaux empoisonnés était presque certainement une invention : l'autopsie comprenait un examen du contenu de l'estomac de Raspoutine : « L'examen, écrit le professeur, ne révèle aucune trace de poison ».

Le professeur Kosorotov a également examiné les trois blessures par balle dans le corps de Raspoutine. "Le premier a pénétré le côté gauche de la poitrine et a traversé l'estomac et le foie", écrit-il. "Le second est entré dans le côté droit du dos et est passé par le rein." Tous deux auraient infligé de terribles blessures. Mais la troisième balle était le coup fatal. "Cela a touché la victime au front et a pénétré dans son cerveau."

Il était très regrettable que l'autopsie du professeur Kosorotov ait été brusquement interrompue sur ordre de la tsarine. Mais le professeur a eu le temps de photographier le cadavre et d'inspecter les blessures par balle. Il a noté qu'ils « provenaient de revolvers de différents calibres ».

La nuit du meurtre, Yusupov était en possession du Browning du grand-duc Dmitrii, tandis que Purishkevich avait un Sauvage. L'une ou l'autre de ces armes pourrait avoir causé les blessures au foie et aux reins de Raspoutine. Mais la blessure mortelle par balle à la tête de Raspoutine n'a pas été causée par une arme automatique : elle ne pouvait provenir que d'un revolver. Les médecins légistes et les experts balistiques s'accordent à dire que le broutage autour de la blessure correspond à celui laissé par une balle de plomb sans enveloppe tirée à bout portant.

Ils conviennent également que l'arme était presque certainement un revolver Webley .455 de fabrication britannique. C'était l'arme préférée d'Oswald Rayner, un ami proche de Yusupov depuis l'époque où ils avaient tous les deux étudié à l'Université d'Oxford.

Keith Jeffery (historien officiel du MI6) a déclaré n'avoir trouvé aucune preuve pour étayer les récentes affirmations selon lesquelles le MI6 aurait été impliqué dans l'assassinat en 1916 de Raspoutine, le célèbre "moine fou" qui s'était insinué dans la famille royale russe. "Tout ce que je peux dire, c'est ce que j'ai trouvé dans les archives… Si le MI6 avait joué un rôle dans le meurtre de Raspoutine, je me serais attendu à en trouver une trace", a déclaré Jeffery. Le livre fait cependant référence à un récit coloré du meurtre commis par l'homme du MI6 à Moscou, Sir Samuel Hoare – un futur ministre du gouvernement – ​​qui a déclaré qu'il « écrivait dans le style du Courrier quotidien" parce que c'était " tellement sensationnel qu'on ne peut pas le décrire comme on le ferait s'il s'agissait d'un épisode ordinaire de la guerre ".

Hoare a écrit : « Fidèle à son surnom (« le râteau »), c'est lors d'une orgie que Raspoutine est mort. » Jeffery note simplement que Raspoutine « a été assassiné aux premières heures de la matinée du samedi 30 décembre ». Dans son livre récemment publié Six, l'auteur et journaliste Michael Smith fait référence à un certain nombre d'affirmations selon lesquelles Raspoutine a été abattu à plusieurs reprises avec trois armes différentes "avec toutes les preuves suggérant que (l'officier du MI6 Oswald) Rayner a tiré le coup fatal, en utilisant son revolver Webley personnel".

Questions pour les étudiants

Question 1 : Expliquez la signification des sources 3, 6 et 9.

Question 2 : Utilisez les informations des sources 2, 4, 5, 7 et 8 pour expliquer pourquoi certaines personnes voulaient que Raspoutine soit écarté du pouvoir.

Question 3 : Il est affirmé que Felix Yusupov, Vladimir Purishkevich, le grand-duc Dmitri Pavlovich Romanov, le Dr Stanislas de Lazovert et le lieutenant Sergei Mikhailovich Sukhotin, ont été impliqués dans le meurtre de Gregory Rasputin. Trois des hommes, Yusupov (source 11), Lazovert (source 12) et Purishkevich (source 13), ont par la suite écrit des aveux admettant les meurtres. (i) Quel rôle les trois hommes ont-ils joué dans le meurtre ? (ii) Pourquoi ont-ils admis le meurtre de Ruspoutine ?

Question 4 : En quoi le rapport d'autopsie (source 15) contredit-il les témoignages des hommes qui l'ont tué ? (i) Pouvez-vous en donner les raisons ? (ii) Le rapport d'autopsie suggère également que Raspoutine avait été abattu par trois armes à feu différentes. Pourquoi cette information est-elle importante?

Question 5 : Michael Smith, dans son livre, Six : Une histoire des services secrets britanniques (2010) suggère que le MI6 a été impliqué dans le meurtre de Raspoutine. Giles Milton l'auteur de Roulette russe : comment des espions britanniques ont déjoué le complot mondial de Lénine (2013), est d'accord avec cette affirmation. Pourquoi le gouvernement britannique voudrait-il que Raspoutine soit tué ?

Question 6 : Dans la source 20, Richard Norton-Taylor, souligne que Keith Jeffrey, historien officiel du MI6 et auteur de MI6 : L'histoire du renseignement secret (2013) affirme qu'il n'a trouvé aucune preuve dans les dossiers du MI6, que leurs agents avaient quelque chose à voir avec la mort de Raspoutine. (i) L'absence de preuves dans les dossiers prouve-t-elle que les officiers du MI6 n'étaient pas impliqués dans le meurtre ? (ii) Quelles preuves Michael Smith (source 18) et Giles Milton (source 19) fournissent-ils pour suggérer que le MI6 a été impliqué dans le meurtre.

Commentaire de réponse

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La vie et la mort mystérieuses de Raspoutine – Eden Girma

Apprenez à connaître l'histoire de Raspoutine, connu sous le nom de « moine fou », qui a été assassiné pour son implication dans la monarchie russe.

Une nuit de 1916, des aristocrates russes mettent en branle un complot d'assassinat. Si tout se passait comme prévu, un homme serait mort au matin, bien que d'autres aient déjà essayé et échoué. La monarchie était au bord de l'effondrement et ils pensaient que cet homme était la seule cause de tout cela. Qui était-il et pourquoi était-il responsable du sort d'un empire ? Eden Girma explore la vie du célèbre Raspoutine.

Leçon d'Eden Girma, réalisé par Hype Studio.

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Réalité ou fiction de Raspoutine

En raison de sa proximité avec la famille royale, ainsi que de la situation politique de l'époque, la connaissance publique de Raspoutine est le résultat de rumeurs, de spéculations et de propagande. Et s'il est vrai que nous ne savons toujours pas grand-chose sur Raspoutine et sa vie, les documents historiques nous ont permis de faire la distinction entre les faits et la fiction. Voici quelques-uns des contes les plus célèbres sur Raspoutine :

Raspoutine avait des pouvoirs magiques

Verdict: Fiction

Raspoutine a fait quelques suggestions au tsar et à la tsarine de Russie sur la façon de traiter l'hémophilie de leur fils Alexei, ce qui a amené beaucoup à croire qu'il possédait des pouvoirs de guérison spéciaux.

Cependant, il est beaucoup plus probable qu'il ait simplement eu de la chance. Mais la nature mystérieuse de sa relation avec la famille royale a conduit à de nombreuses spéculations, qui ont déformé notre image de lui à ce jour.

Raspoutine a dirigé la Russie dans les coulisses

Verdict: fiction

Peu de temps après son arrivée à Saint-Pétersbourg, Grigori Yefimovich Rasputin s'est fait de puissants amis et est finalement devenu très proche de la famille royale. Cependant, pour autant que nous puissions en juger, il n'avait que peu ou pas d'influence sur le processus de prise de décision politique. Son rôle au tribunal se limitait à la pratique religieuse et aussi à aider avec les enfants. Certaines rumeurs ont circulé sur la façon dont il aidait Alexandra, la tsarine, à collaborer avec son pays d'origine, l'Allemagne, pour saper l'empire russe, mais il n'y a pas non plus de vérité dans cette affirmation.

Raspoutine n'a pas pu être tué

Verdict: Fiction

Personne ne peut échapper à la mort. Cependant, une tentative a été faite sur la vie de Raspoutine avant qu'il ne soit finalement tué, et l'histoire de sa mort réelle a contribué à propager l'idée qu'il ne pouvait pas être tué. Mais il est plus probable que ces histoires aient été racontées pour aider à répandre l'idée que Raspoutine était associé au diable et avait des pouvoirs "impies".

Raspoutine était un moine fou

Verdict: Fiction

Premièrement, Raspoutine n'a jamais été ordonné moine. And as for his sanity, we don’t really know, although his rivals and those seeking to either undermine or support Tsar Nicholas II certainly worked to position him as crazy. Some of the written records he has left behind suggest he had a scattered brain, but it’s also just as likely that he was poorly educated and lacked the ability to clearly express his thoughts with written words.

Rasputin Was Sex-Crazed

Those who sought to damage Rasputin’s influence certainly wanted people to think this, so it’s likely their stories are exaggerated at best and invented at worst. However, stories of Rasputin’s promiscuity started surfacing as soon as he left his hometown in 1892. But this idea that he was sex-crazed was likely the result of his enemies trying to use Rasputin as a symbol for everything that was wrong in Russia at the time.


Rasputin

Rasputin was born in 1872 and died in 1916 and he was to be one of the central figures in Russia’s modern history up to the fall of the royal family in 1917. Rasputin achieved huge power in a very short space of time – but that power lead to Rasputin having many enemies within Russia.

• Rasputin had a major hold over the royal family of Russia because of his ‘power’ to heal the young heir to the throne – Alexis. Alexis was a hemophiliac and any cut to his body was a serious risk to his health. On two occasions, Rasputin is said to have saved the young boy and won the confidence of the Tsarina, Alexandra

• he lived as a peasant and was uneducated.

• in 1901, he left his home in Siberia and wandered. He soon gained a reputation as a man who could heal sick people. He also gained a reputation as a man whose moral behaviour left a lot to be desired. His immoral behaviour shocked people.

• In 1905, he met the tsarina of Russia – Alexandra. She was fascinated by this man who ‘saved’ her son from death and he soon acquired huge influence over the Romanovs. He ensured that his own followers were given powerful positions in the government of Russia despite the fact that they were incompetent at their job.

• when World War One broke out, the tsar, Nicholas II, left his family to join his troops at the front. He left his wife in charge, which effectively meant that Rasputin was in power.

• his behaviour outraged important noblemen. But his hold over the tsarina was as great as ever. She called him “our friend”. His enemies called him the “Mad Monk”.

• supposedly immune from poison, Rasputin developed a sense of mystery about him. He had “superhuman strength” he could “drink poison” he could drink vast quantities of alcohol and never get drunk etc. These may or may not have been true, but none of this was to save him.

In December 1916, he was murdered by those he had angered the most – the nobility. However, the shame he had brought onto the royal family is one of the reasons why they were overthrown in February/March 1917.


The Early Years Of Rasputin’s Life

Grigori Yefimovich Rasputin was born in Siberia, Russia in 1869. From an early age, villagers noticed something different about the young boy, and many claimed he had supernatural powers. As a teenager, Rasputin went to Verkhoture Monastery in Russia hoping to become a monk. He never completed the program, however, and instead married at age 19 to wife Praskovia Fyodorovna, with whom he had three children.

Within two short years following his 1906 arrival in Saint Petersburg, Rasputin was introduced to Czar Nicholas and his wife, both desperately seeking a cure for their son, Alexei, the heir to the throne.

Historians now know that Alexei was hemophiliac, though at the time the royal family chalked his health problems up to a weak constitution. Rasputin successfully “cured” Alexei, gaining the trust of Alexandra in the process. While some claim that Rasputin hypnotized the boy, others say it was dark magic, and still others wonder if the “mad monk” had any healing powers to begin with.

For the next five years or so, Rasputin held a large influence over Alexei’s treatment, however, Rasputin’s presence in the palace and his time spent with Alexandra prompted a number of harsh critiques on the royal family’s credibility.

Rasputin’s lewd, unruly behavior and his insistence that he was the czarina’s adviser proved a bone of contention between the royal family and Russian constituents. Alexandra often defended Rasputin from the many advisers and officers who sought his removal from the royal palace as she claimed that he was the only one who could save her son.

The situation grew worse when Rasputin predicted the tragedy that would befall Russia in World War I, prompting Nicholas to head to war and leave Alexandra in charge of domestic affairs.

During this time, many sought to remove Rasputin from the family’s presence. They called him a witchdoctor, and thought he was using black magic to poison Alexandra’s mind. In reality, though, Rasputin had little influence in political matters.


The Death Of Grigori Rasputin

The principal assassins of Grigori Rasputin: Prince Felix Yusupov, Grand Duke Dimitri Pavlovich, and deputy of the Duma Vladimir Purishkevich.

In a memoir written many years after the fact, Yusopov provides a riveting first-hand account of the protracted assassination of Rasputin at his estate in St. Petersburg.

Having arranged to meet together for pastries and wine at his estate, Yusupov picked up Rasputin from his home and brought him to his palace.

To justify eating in the cellar, which had been soundproofed for the occasion, his hidden co-conspirators played records in a closed-off room on the main floor to convince Rasputin that Yusupov’s wife was hosting a small party.

This ruse worked, and the two went down to a furnished cellar to eat, drink, and converse about politics.

Yusupov offered Rasputin pastries and soon Rasputin began gorging himself on cakes that had been laced with cyanide, chosen specifically because they were known to be Rasputin’s favorite so were the most likely to be eaten by him.

Wikimedia Commons The cellar of Felix Yusupov’s estate on Moika, in St. Petersburg, Russia, where the murder of Rasputin began.

Worried that the cyanide, which typically kills almost instantly, didn’t seem to be working, Yusupov invited Rasputin to have a glass of Madeira, pouring the wine into one of several glasses that had also been laced with cyanide.

Rasputin declined the glass at first, but Rasputin’s gluttony for wine quickly won out and he drank several glasses of wine from poisoned glasses.

One of Yusupov co-conspirators, a doctor, had prepared each dose of cyanide very carefully to ensure that every one was strong enough to kill not just one but several men.

Yusupov began to panic as Rasputin appeared to consume enough cyanide to kill scores of men while. As Rasputin started to have some difficulty swallowing his wine, Yusupov feigned concern and asked Rasputin if he was feeling ill.

“Yes, my head is heavy and I’ve a burning sensation in my stomach,” Rasputin replied, before saying that more wine would be an adequate cure.

Using a noise upstairs as an opportunity to excuse himself, Yusupov left the cellar to confer with his co-conspirators who were shocked that Rasputin had resisted the effects of the poison.

Though they offered to go down as a group in order to overpower and strangle Rasputin to death, Yusupov decided that he should return alone and shoot Rasputin with a revolver instead.

Upon returning, Yusupov found Rasputin slumping in his chair and struggling to breathe. Soon, however, Rasputin appeared to recover and become more energetic.

Ninara/Wikimedia Commons A recreation of the cellar of Yusupov’s palace on the night of Rasputin’s assassination.

Fearing that the poison had failed, Yusupov stood up and paced the room to work up the nerve to shoot Rasputin. Rasputin stood up as well and appeared to admire the furnishing that Yusupov had brought down into the cellar.

Seeing Yusupov stare at a crystal crucifix on the wall, Rasputin commented on the cross, then turned away to look at an ornate cabinet on the other side of the room.

Yusupov told Rasputin, “You’d far better look at the crucifix and say a prayer.”

At this, Rasputin turned to Yusupov for several tense moments of silence.

“He came quite close to me and looked me full in the face,” Yusupov recalled. “It was as though he had at last read something in my eyes, something he had not expected to find. I realized that the hour had come. ‘O Lord,’ I prayed, ‘give me the strength to finish it.'”

Yusupov pulled out the revolver and firing one shot, hitting Rasputin in the chest. Rasputin cried out and collapsed onto the floor, where he laid in a growing pool of blood but did not move.

Alerted by the gunshot, Yusupov’s co-conspirators rushed downstairs. The doctor checked for Rasputin’s pulse and found none, confirming that Rasputin was dead, shot close enough to his heart to be immediately fatal.


Friend of the Imperial Family

In 1903, Rasputin&aposs wanderings brought him to St. Petersburg, where he arrived with a reputation as a mystic and faith healer. Two years later, he was introduced to Russian Czar Nicholas II and his wife, Alexandra Feodorovna, who were seeking help for their sickly son, Alexis. Rasputin quickly gained their confidence by seemingly "curing" the boy of hemophilia. This action won him the passionate support of Alexandra.

Between 1906 and 1914, various politicians and journalists used Rasputin’s association with the imperial family to undermine the dynasty’s credibility and push for reform. Rasputin helped their efforts by claiming to be the Czarina’s advisor, and accounts of his rampant lascivious behavior emerged in the press, compounding contempt among state officials. In truth, however, Rasputin&aposs influence at this time was limited to the health of Alexis.

As Russia entered World War I, Rasputin predicted that calamity would befall the country. Nicholas II took command of the Russian Army in 1915, and Alexandra took responsibility for domestic policy. Always Rasputin&aposs defender, she dismissed ministers who were said to be suspicious of the "mad monk." Government officials tried to warn her of Rasputin&aposs undue influence, but she continued to defend him, giving the impression that Rasputin was her closest advisor.


The Murder of Rasputin, 100 Years Later

“The holy man is he who takes your soul and will and makes them his. When you choose your holy man, you surrender your will. You give it to him in utter submission, in full renunciation.” – Feodor Dostoyevsky, Les frères Karamazov

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The murder of Rasputin, Russia’s infamous “Mad Monk,” is the fodder for a great historical tale that blends fact and legend. But the death of the controversial holy man and faith healer had a combustible effect on the tense state of affairs in pre-revolution Russia. Rasputin was killed on December 30, 1916 (December 17 in the Russian calendar in use at the time), in the basement of the Moika Palace, the Saint Petersburg residence of Prince Felix Yussupov, the richest man in Russia and the husband of the Czar’s only niece, Irina. His battered body was discovered in the Neva River a few days later.

In the decade prior, Rasputin had risen rapidly through Russian society, starting as an obscure Siberian peasant-turned-wandering-holy-man and then becoming one of the most prominent figures in the Czar’s inner circle. Born in 1869 in the village of Pokrovskoye, on the Tura river that flows eastward from the Ural Mountains, where Europe meets Asia in Siberia. He seemed destined for an ordinary life, despite a few conflicts in his youth with local authorities for unruly behavior. He married a local woman, Praskovya Dubrovina, became the father of three surviving children, Maria, Dmitri and Varvara, and worked on his family’s farm.

Rasputin’s life changed in 1892, when he spent months at a monastery, putting him on the path to international renown. Despite his later nickname, “The Mad Monk,” Rasputin never took Holy Orders. Men in Rasputin’s position usually gave up their past lives and relationships but Rasputin continued to see his family – his daughters later lived with him in Saint Petersburg – and support his wife financially.

His religious fervor, combined with an appealing personal charisma, brought Rasputin to the attention of some Russian Orthodox clergymen and then senior members of the Imperial family, who then introduced him to Nicholas II and his wife, Alexandra.

Nicholas wrote to one of his ministers in October 1906, “A few days ago I received a peasant from the Tobolsk district, Grigori Rasputin, who brought me an icon of St. Simon Verkhoturie. He made a remarkably strong impression both on Her Majesty and on myself, so that instead of five minutes our conversation went on for more than an hour.”

The Imperial couple had consulted unconventional spiritual advisors in the past, but Rasputin filled this role by his ability to read their inner hopes and tell them what they wanted to hear. He encouraged Nicholas to have more confidence in his role as czar, and Alexandra found that his counsel soothed her anxieties. By the First World War, Rasputin was also providing political advice and making recommendations for ministerial appointments, much to the dismay of the Russian elite.

Rasputin cemented his relationship with the czar and czarina when he supposedly helped alleviate their only son Alexei’s hemophilia. Rasputin’s alleged healing powers continue to be debated today. The Czar’s sister, Grand Duchess Olga, wrote that she observed Rasputin healing Alexei by kneeling at the foot of his bed and praying the calming atmosphere that he created in the palace may have assisted with the recovery. Alexandra’s lady-in-waiting, Baroness Sophie Buxhoeveden, thought that Rasputin employed peasant folk medicine used in Siberian villages to treat internal bleeding in horses.

Historians continue to debate Rasputin’s impact on Alexei’s health. In his 2016 book, Rasputin: Faith, Power and the Twilight of the Romanovs, Douglas Smith observes, “Rasputin’s assurances calmed the anxious, fretful mother and filled her with unshakeable confidence, and she, in turn, transferred this confidence to her ailing son, literally willing him back to health.” In addition to increasing confidence in recovery, a key variable may have been Rasputin’s insistence that doctors keep away from Alexei. Medical knowledge was still sparse, even though drugs like aspirin were available for treatment. Unfortunately for Alexei, aspirin, considered a cure-all remedy, had the then-unknown side effect of thinning the blood, which would have exacerbated hemophilia symptoms. French historian Hélène Carrère d'Encausse argued that when Rasputin insisted that remedies prescribed by the doctors be thrown in the fire, the discarded medicine likely would have included aspirin. Rasputin’s insistence that the doctors leave him alone would have improved his condition and appeared to create a miraculous improvement in his symptoms.

Rasputin with his acolytes (Wikimedia Commons)

Rasputin presented himself in the Imperial Court as holy man, despite no formal affiliation with the Russian Orthodox Church, and spoke as a self-appointed representative of the peasantry, but his behavior away from court offered a different portrait. His drunkenness and affairs with women of all social backgrounds, from street prostitutes to society ladies, scandalized the public. Rasputin appeared to bask in his fame, showing off shirts embroidered for him by the Empress and inviting her friends and servants to his home in Prokovskoye. (Rasputin’s wife appeared untroubled by his infidelities, commenting “He has enough for all.”)

The press, unshackled thanks to rights granted to them by Nicholas II in 1905, spread lurid tales about Rasputin both within Russia and abroad. Rumors about Rasputin’s influence over the Czarist regime spread throughout Europe. Petitioners, believing that Rasputin lived with the Imperial family, mailed their requests to “Rasputin, Czar’s palace, Saint Petersburg.”

Soldiers on World War I’s Eastern front spoke of Rasputin having an intimate affair with Alexandra, passing it off as common knowledge without evidence. As the war progressed, outlandish stories expanded to include Rasputin’s supposed treason with the German enemy, including a fantastical tale that he sought to undermine the war effort by starting a cholera epidemic in Saint Petersburg with “poisoned apples imported from Canada.” What the public thought they knew about Rasputin had a greater impact than his actual views and activities, fueling demands that he be removed from his position of influence by any means necessary.

Until he murdered Rasputin, Felix Yussupov lived a comparatively aimless life of privilege. One of Nicholas II’s daughters, also named Grand Duchess Olga, worked as a nurse during the war and criticized Yussupov’s refusal to enlist, writing to her father, “Felix is a 'downright civilian,' dressed all in brown…virtually doing nothing an utterly unpleasant impression he makes – a man idling in such times.” Plotting Rasputin’s murder gave Yussupov the opportunity to reinvent himself as a patriot and man of action, determined to protect the throne from a malign influence.

For Yussupov and his co-conspirators, the removal of Rasputin could give Nicholas II one last chance of restoring the reputation and prestige of the monarchy. With Rasputin gone, the czar would be more open to the advice of his extended family, the nobility and the Duma and less dependent on Alexandra. There was hope that he would return from military headquarters and once again govern from Saint Petersburg.

The most well-known account of Rasputin’s murder was the one that Yussupov wrote in his memoirs, published in 1928. Yussupov claimed to have invited Rasputin to his palace to meet his wife Irina (who was in fact away at the time) and then served him a platter of cakes and numerous glasses of wine laced with potassium cyanide. To Yussupov’s astonishment, Rasputin appeared to be unaffected by the poison. A desperate Yussupov borrowed the revolver of the Grand Duke Dmitri, the czar’s cousin, and shot Rasputin multiple times, but was still unable to kill him. According to the memoir, “This devil who was dying of poison, who had a bullet in his heart, must have been raised from the dead by the powers of evil. There was something appalling and monstrous in his diabolical refusal to die.” There was reputedly water in his lungs when his remains were discovered, indicating that he had finally died by drowning.

Yussupov’s account of Rasputin’s murder entered popular culture. The lurid scene was dramatized in numerous films about Rasputin and the Romanovs and even made it into a 1970s disco hit by Boney M., which included the lyrics “They put some poison into his wine…He drank it all and said, ‘I feel fine.’”

Rasputin’s actual murder was probably far less dramatic. His daughter Maria, who fled Russia after the Revolution and became a circus lion tamer billed as "the daughter of the famous mad monk whose feats in Russia astonished the world," wrote her own book in 1929 that condemned Yussupov’s actions and questioned the veracity of his account. She wrote that her father did not like sweets and never would have eaten a platter of cakes. The autopsy reports do not mention poison or drowning but instead conclude that he was shot in the head at close range. Yussupov transformed the murder into an epic struggle of good versus evil to sell books and bolster his own reputation.

The responses from the public were mixed, reflecting Rasputin’s checkered reputation. The elite, from whence Yussupov and his co-conspirators came, rejoiced and applauded the killers when they appeared in public. The peasantry mourned Rasputin as one of their own, seeing the murder as one more example of the nobility controlling the Czar when a peasant rose to a position of influence with the Czar, he was murdered by wealthy men.

To the dismay of Yussupov and his co-conspirators, Rasputin’s murder did not lead to a radical change in Nicholas and Alexandra’s polities. To the emergent Bolsheviks, Rasputin symbolized the corruption at the heart of the Imperial court, and his murder was seen, rather accurately, as an attempt by the nobility to hold onto power at the continued expense of the proletariat. To them, Rasputin represented the broader problems with czarism. In the aftermath of the Russian Revolution, Provisional Government leader Alexander Kerensky went so far as to say, "Without Rasputin there would have been no Lenin."


The Life and Death of Rasputin (Classroom Activity) - History

Although he briefly attended school he failed to learn how to read or write. As a child, Rasputin had constant visions of divine forces and magical healing powers he could cure a horse by touching it. While not healing, however, the adolescent supposedly acquired the name Rasputin (meaning 'the debaucher') because of his licentious permissive conduct. (Source: http://discoverychannel.co.uk/rasputin/)

By the age of 30, Rasputin was married with four children. However, his penchant for drinking and stealing horses were at odds with a conventional life of domesticity. It was when, in response to accusations of being a horse thief, he fled the village and took refuge in a monastery that he underwent the religious conversion which was to inform the rest of his life. Changed by his spiritual experiences, Rasputin left his village to become a 'strannink' a pilgrim or wanderer - and travelled widely in Russia and abroad.

Soon after arriving in St. Petersburg in 1903, Rasputin met Hermogen, the Bishop of Saratov. He was impressed by Rasputin's healing powers and introduced him to Nicholas II and his wife, Alexandra Fedorovna.

Rasputin's rise to power was due to his close relationship with Tzar Nicholas II's wife, Alexandra. Their son, heir to the throne, Alexis, suffered from hemophaelia, and only Rasputin could do what the top medical professors could not: he could stop the boy's bleeding. Because of this, Alexandra believed he was a holy man sent to protect Alexis and she kept him close by at all times, despite the fact that he rarely bathed!

His Terrible Death

It is well known that on the fateful day of the 16th of December 1916 , Grigory Rasputin, close friend and advisor to Alexandra, Tsarina of Russia, was brutally murdered. Twice before, people had attempted to kill him. One time a Cleric and a Bishop battered him with a crucifix. They were convinced Rasputin was getting his powers from the Devil. It was believed that Rasputin had too much influence over the Tzar and that this Siberian mystic was to blame for Russia's problems. It was at the time that the Tzar was mobilizing Russian troops for WW1, that Chionya Gusyeva, a deformed ex- entertainer with no nose, savagely stabbed him with a knife. She had been hired by Illiodor to kill Rasputin.

Fig.2. Grigory Rasputin s body after
it was pulled from the river.
The historical details point to his eventual murder being committed by Prince Felix Yusupov, V. M. Purishkevich and Grand Duke Dmitry Pavlovich. However, the exact roles that were played out on the eventful night may never be known.Rasputin however, didn't die easily. First, he resisted being poisoned with Cyanide, then he was shot at close range. Left for dead, he recovered, and attempted escape.
He was then shot repeatedly, and, in a what was probably a fit of rage on the part of Felix, beaten savagely about the head with a dumb-bell handle. Rasputin was then bound, driven to the Malaya Nevka river and thrown in through a hole in the ice. It is in these freezing waters that Rasputin met his demise - when the body was recovered it became clear that even by the time he was thrown into the water, Rasputin was not dead, but still alive and was desperately attempting to free himself from his bonds and escape.

The body was finally recovered from the river by the Great Petrovsky Bridge.

During the autopsy on the 20th December, Rasputin's heart was removed, and was stored at the Academy of Military Medicine until its mysterious disappearance during the 1930's.

The rest of the body was buried the next day. However, the grave was later reopened and the body removed. It was taken from Tsarskoe Selo to Petrograd, then again out onto the Vyborg highway in order for a secret burial, but the car became stuck, and so the the body was incinerated on a hastily created pyre at the side of the road. The ashes were scattered. (Source: Daniel Barry http://homepage. eircom. net/%7Epbarry/ras2/)

Felix Yusupov, Lost Splendor (1953)

Rasputin lay exactly where we had left him. I felt his pulse: not a beat, he was dead. All of a sudden, I saw the left eye open. A few seconds later his right eyelid began to quiver, then opened. I then saw both eyes - the green eyes of a viper - staring at me with an expression of diabolical hatred. The blood ran cold in my veins. My muscles turned to stone.

Then a terrible thing happened: with a sudden violent effort Rasputin leapt to his feet, foaming at the mouth. A wild roar echoed through the vaulted rooms, and his hands convulsively thrashed the air. He rushed at me, trying to get at my throat, and sank his fingers into my shoulder like steel claws. His eyes were bursting from their sockets. By a superhuman effort I succeeded in freeing myself from his grasp.

"Quick, quick, come down!" I cried, "He's still alive." He was crawling on hands and knees, grasping and roaring like a wounded animal. He gave a desperate leap and managed to reach the secret door which led into the courtyard. Knowing that the door was locked, I waited on the landing above grasping my rubber club. To my horror I saw the door open and Rasputin disappear. Purishkevich sprang after him. Two shots echoed through the night. I heard a third shot, then a fourth. I saw Rasputin totter and fall beside a heap of snow. His Mystical Powers

Grigori Yefimovitch Rasputin is one of the most mysterious, notorious and disputed figures in modern history. Who was this man who seemingly had strange powers and a mysterious influence over others, with eyes that many claimed changed colors when they spoke to the monk.

Did Rasputin have some sort of supernatural link, as he claimed? Or was he just a perverted charlatan who had a mastery of hypnosis? It is hard to find reputable sources of information on Rasputin most stories about him come from his daughter, or the weak-willed tsar, or easily duped peasants.

However, a few events, such as his power over the Tsarevitch's hemophilia and his assassination were witnessed by many parties and have been analyzed a great deal.
As early as 1900, Rasputin was famous throughout Eastern Russia as a sort of faith healer and strannik, or wandering holy mendicant. Rasputin also was said to have the power of precognition, predicting events that happened months later, and clairvoyance, which is the ability to see events happening elsewhere. Many claimed to have seen these abilities at work.

Fig.5 A contemporary
Russian Cartoon .

Fig.6 A cartoon from our time :
A scene from Anastasia .

I write and leave behind me this letter at St. Petersburg. I feel that I shall leave life before January 1. If I am killed by common assassins, and especially by my brothers the Russian peasants, you Tsar of Russia, have nothing to fear, remain on your throne and govern, and you, Russian Tsar, will have nothing to fear for your children, they will reign for hundreds of years in Russia.

if it was your relations who have wrought my death, then no one in the family, that is to say, none of your children or relations, will remain alive for more than two years. They will be killed by the Russian people. You must reflect and act prudently. Think of your safety and tell your relations that I have paid for them with my blood. I shall be killed. I am no longer among the living."
Pray, pray, be strong, think of your blessed family.
Grigory ( Grigory Rasputin)

Words written in a letter to the Tsarina Alexandra, 7 Dec 1916 .
23 days later, Rasputin was killed, by two relatives of the Tsar Nicholas II. 19 months after Rasputin's death, the Tsar and his family lay dead.


In this Walt Disney cartoon, Rasputin put a curse on the whole Romanov family.

Rasputin was also said to have a strange influence over others. People reported feeling compelled to do things while in his presence, something most skeptics attribute to some form of hypnosis.
However, strange stories exist. The accounts of Rasputin's mysterious healing powers are well known:
One incident, which happened in 1912 is the best-known example. The Tsarevitch had badly bruised himself and was bleeding to death. The doctors assembled to care for him pronounced that nothing could be done for the boy, who lingered in this state for a few days.
When Rasputin came to the tsarevitch's bedside, he waved his hands over the boy, spoke to him briefly, then stated that he was better. And, according to the many doctors and scientific skeptics who viewed this, the boy did recover. Many today guess that Rasputin used some sort of potent hypnosis to slow the boy's heartbeat, but that is mere conjecture several scholars dispute this idea.


Another incident concerns the Tsaritsa's closest friend, Anya Vyrubova. Her devotion to Rasputin was absolute, which was reinforced after a terrible derailment of the train from Tsarskoe Selo to Petersburg in which Anna was almost killed. Although she survived the accident Anna's condition was so bad her doctors despaired of saving her life her body was crushed and mangled. Rasputin came to her bedside, stood over Anna as she lay near death. He reached out and held her hand.
Dripping with sweat, intensely focused, Rasputin repeated the words, "Annushka, Annushka, rise!". The drama of the moment was incredible. Anna suddenly awoke from her coma, opened her eyes and tried to rise from her bed. It was a miracle. As Rasputin staggered into the next room, he spoke, prophetically saying that although she would live, for the rest of her life Anna would be a cripple. So it came to be. (Source: http://www.alexanderpalace.org/palace/Rasputin.html )
In October of 1912, while the Tsar and his family were at their hunting lodge in Spala, Alexei fell on the side of a bathtub. Bruising and bleeding, Alexei was in terrible pain. The doctors could do nothing for him, and Alexandra spent ten days without sleep at his bedside. A notice was drawn up announcing the death of the heir. Desperate, the Tsarina telegramed Rasputin. "God has seen your tears," Rasputin wired back. "Do not grieve. The Little One will not die." Within hours of receiving this telegram, the bleeding had subsided and Alexei began to recover. This incident regained Rasputin to full favor within the Imperial family.
(Source: http://homepage.eircom.net/%7Epbarry/ras2/)


Fig.9 Grigory Rasputin and admirers.


His Political Power

By 1903 word had reached St. Petersburg of a powerful mystic from Siberia with wild, luminous eyes and a maniacal stare. It seemed that Rasputin had timed his entry into high society just right: St. Petersburg was feverish with mysticism and was home to wild social behaviour and permissiveness. What's more the aristocracy were very enthusiastic about all things to do with the occult, and seances and Ouija boards were commonplace.

He rapidly began to build an ever-expanding group of disciples and acquaintances among the upper classes. Undeterred by his mad hypnotic eyes, long dirty beard and dubious personal hygiene, 'polite society' viewed Rasputin as a starets (holy man).

Fig.10 Tzar Nicholas Romanov and the royal family.

Reports of Rasputin having an affair with the tsarina are patently false T hese false rumors were spread by tabloidnewspapers after the royal Romanov family was deposed. While Rasputin did not have an affair with the tsarina, he did have sway over her, along with the rest of the royal family. The tsar would often consult with the man who could heal his son, giving Rasputin input into important royal decisions.

In September, 1915, Nicholas II assumed supreme command of the Russian Army fighting on the Eastern Front. As he spent most of his time at GHQ, Alexandra Fedorovna now took responsibility for domestic policy. Rasputin served as her adviser and over the next few months she dismissed ministers and their deputies in rapid succession.
Contemporary Russian cartoons. Fig.11 Left : Rasputin with Tzar Nicholas and Alexandra Romanov. Fig.12 Below : Rasputin in the Royal Court, 1916 .


Rumours began to circulate that Rasputin and Alexandra Fedorovna were leaders of a pro-German court group and were seeking a separate peace with the Central Powers (Germany and Austria-Hungary) in order to help the survival of the autocracy in Russia. Rasputin was also suspected of financial corruption and right-wing politicians believed that he was undermining the popularity of the regime.

How much actual power Rasputin held command of is argued by historians. Some maintain that Rasputin virtually controlled the tsar, while others say that Rasputin did not have much real political clout. Rasputin had many powerful enemies who tried to control his influence .

Michael Rodzianko, the President of the Duma, later wrote about the role of Rasputin during the War First World in his book, The Fall of the Empire .

Profiting by the Tsar's arrival at Tsarskoe I asked for an audience and was received by him on March 8th. "I must tell Your Majesty that this cannot continue much longer. No one opens your eyes to the true role which this man (Rasputin) is playing.
His presence in Your Majesty's Court undermines confidence in the Supreme Power and may have an evil effect on the fate of the dynasty and turn the hearts of the people from their Emperor".
My report did some good. On March 11th an order was issued sending Rasputin to Tobolsk but a few days later, at the demand of the Empress, the order was cancelled.

The source of all this influence, and the main reason people still remember Rasputin, were the odd abilities he supposedly possessed. Rasputin gained his greatest fame for his ability to help the Tsarevitch Aleksei stop bleeding.
He also cunningly knew how to undermine his enemies in the church and soon had them exiled or in disgrace. A bishop or monk who opposed him might find themselves suddenly sent to a remote monastery or far-away Episcopal see.
(Source: Daniel Barry- http:// homepage.eircom.net/%7Epbarry/ras2/)

There is much controversy over Rasputin's life, from his mistresses to his mystical healing powers. But what is certain is that he had an irrefutable affect on the Romanov family and the Russian Empire. (Source: Liz Hollenbach: http://it.stlawu.edu/


In your book under the heading: Rasputin the Mad Monk , do the following questions and activities:

1 . Explain the following about Rasputin s life:

a) When and where he was born and died.
b) His childhood and background .
c) His talents.
d) Why he was so popular with the Russian royal family.
e) Why he was so popular with some circles of Russian society.
f) Why he was hated and feared by other groups in the Russian ruling class.
Use the above information, and also the following web site:
n ote documents 4 and 6 in this site:-
http://spartacus-educational.com/RUSrasputin.htm


In answering the above questions, quote from the source documents to back up or support your opinion or argument.

2 . W ho was the first person that tried to kill Rasputin?
Why did she try and stab Rasputin ?

3 . Study the cartoons about Rasputin.
a) Select and explain which of the cartoons would be considered primary sources?
b) Explain the background and motive or message that the cartoonists are trying to convey in each of these cartoons.

4 . Why were some sections of the high society of St. Petersburg likely to welcome a
character like Rasputin in the early 1900s?

5 . Go to the following site and compare the account of his death to the ones given above.
a) On what points are the accounts similar and on what points do they disagree?
b) What possible explanations could there be for the differences in these accounts?
http://www.firstworldwar.com/source/rasputin_stanislaus.htm
9 Eye witness account of his death.( Source: Source Records of the Great War,
Vol. V, ed.Charles F. Horne , National Alumni 1923)

6 . Do a brief Internet search to find out
a) How the Romanov Royal family was killed,
b) Who killed them, and
c) W here was the Royal family buried ?

7 . When you have finished the research on Rasputin, do some of the following activities:

a) Play the Weapons Through Time game at the following site: Then draw up a chart in your book describing the weapons and their time period.

b ) Play the animated Time Tunnel game about the 1950s house or the Victorian Street at the following site: http://www.bbc.co.uk/history/walk/games_index.shtml


Fig.15 Movie Poster , The Mad Monk


Recent reviews

I can see why Klimov was a bit disappointed in this film. It's beautiful, entertaining, and well-paced, but there is a sort of emotional distance to everything that's happening. This film may get confusing for people who don't know anything about Russia in 1916, but I thought that it made everything pretty clear. I see some people complaining about there being too many characters and they don't know who is who, but I don't see this as much of a problem. The two protagonists are Tsar Nicholai II and Rasputin, both of whom are easily distinguishable from the other characters.

I love how Klimov intersperses montages of newsreel footage into the movie, grounding everything in real events. It makes you…

Really liked this. Wish I could have seen the original cut but this on the Mosfilm youtube channel was an entertaining enough experience
shout out to the Mike Duncan Revolutions podcast for cluing me into who all of these people were beforehand. Made viewing much easier.

w transie wyparcia i oczekiwaniu na cud, fenomen posłuchu fałszywego proroka, miarą przebłysku świadomości w popłochu, (tuż przed smiercią Brezniewa), dekadencja i satyrRUkon, dokumentalne i fabularne zdjęcia archiwalne, półkownik.

Centralną postacią tego fresku o dekadenckim rozpadzie imperium rosyjskiego jest legendarny Grigorij Rasputin, symbol zła, wszechwładzy i wyuzdania. Akcja toczy się na dworze cara Mikołaja II na początku XX wieku. Rasputin potraktowany tu został jako jednostka o niezrealizowanej indywidualności, osamotniona, wyrastająca ponad przeciętność. Tłem indywidualnych konfliktów jest historiozoficzna refleksja nad nadchodzącym upadkiem systemu władzy.fw

Carska Rosja 1916 roku. Grupa arystokratów skupionych wokół księcia Jusupowa zawiązuje spisek przeciwko carskiemu faworytowi Grigorijowi Rasputinowi, który doprowadza do jego zamordowania. Główny motyw fabuły filmu rozgrywa się na tle postępującego rozkładu Imperium Rosyjskiego, mającego swoją kulminację…

From the vantage point of 1975, Klimov portrays the situation as a freewheeling absurdist carnival of grotesque laughs, always with the threat of violence.

The feeling of a man, a way of living, an era racing hypercritically but not begrudgingly towards death. A fever dream. The kind of limbo could only expect from a director whose only other known works include family comedies and the most harrowing war drama ever made.
I don't even think I can begin to describe the spell this film put me under. Worthy of Rasputin's name and his madness in every way. Things might not flow together too well, but that's a consequence of making a good biopic. You are forced to see the "reality" of these situations through the skewed eyes of the 'skeptic wizard' living through them. The film contains some of the most hyper-edited party/fight sequences…


Voir la vidéo: Raspoutine: Le sorcier au service de la famille royale russe (Novembre 2021).